62 ans de passion et de fantaisie !

Taoufik Saoulaji
Depuis 1957, la CAN déchaîne les passions et tient en haleine l'Afrique entière ©MAP/EPA
Depuis 1957, la CAN déchaîne les passions et tient en haleine l'Afrique entière ©MAP/EPA
Trente-et-une éditions et plus de 60 ans de fête, de beaux spectacles et de fortes émotions: C'est l'histoire de la CAN, l'un des plus prestigieux rendez-vous footballistiques au monde. La grand-messe du foot africain a gagné en spectacle, en notoriété et en professionnalisme. Entre le baptême de feu de 1957 et l'édition 2019, la CAN a été riche en surprises, joies, déceptions et tensions. L'histoire de la 2ème plus vieille compétition mondiale n'a rien d'un long fleuve tranquille...

UNE LECTURE DANS L'HISTORIQUE de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football, dont la 32è édition a débuté le 21 juin en Égypte, permet de relever comment cette grand-messe du football africain a gagné, au fil des éditions, en spectacle et en notoriété, séduisant de plus en plus les mordus du ballon rond et s'imposant comme l'un des plus prestigieux rendez-vous footballistiques au monde. La CAN a été créée en 1957 et le Soudan a été le premier pays à l'accueillir. L'Égypte est le pays le plus titré dans l'histoire de cette compétition continentale avec sept titres de champions d'Afrique, suivie du Cameroun (cinq titres).
Créée en 1956, trois ans avant la Coupe d'Europe des Nations, la CAN est la deuxième plus vieille compétition continentale après la Copa America dont la première édition date de 1916.

Le doublé des Pharaons (1957, 1959)
En 1957, pour l'inauguration à Khartoum de ce qui sera plus tard l'une des plus prestigieuses compétitions continentales, les Pharaons remporteront la première CAN devant le Soudan et l'Ethiopie, l'Afrique du Sud étant alors bannie à cause du régime de l'apartheid.
Après une difficile victoire (2-1) en demi-finale sur le pays hôte, les Egyptiens vont étriller les Ethiopiens (4-0) en finale (16 février).
Deux ans plus tard au Caire, les “Enfants du Nil” vont conserver leur titre lors de la deuxième édition disputée sous forme de championnat.
Les Egyptiens vont remporter leur duel régional (1-0) face à leurs voisins soudanais, grâce à un but à l'ultime minute de Issam, bien servi par Mahmoud El Gohary, qui remportera la CAN-1998 au Burkina Faso, cette fois-ci en tant qu'entraîneur.

L'Éthiopie prend sa revanche sur son sol (1962)
Humiliés à deux reprises par l'équipe égyptienne, en 1957 et 1959, les Éthiopiens vont prendre leur revanche sur leur sol, à l'occasion de la 3è édition en 1962. Après avoir dominé la Tunisie (4-2) et l'Ouganda (2-1), la sélection éthiopienne a retrouvé son homologue égyptienne en finale.
Au bout d'une rencontre serrée, les deux rivaux se sont neutralisés (2-2), avant de recourir, pour la première fois dans l'histoire de cette compétition africaine, aux prolongations. Les locaux ont fini par l'emporter sur le score de 4 buts à 2.

Les “Black Stars” brillent dans le ciel africain (1963, 1965)
En accueillant la quatrième CAN en 1963, le Ghana s'est lancé dans sa conquête du football africain. Accra vit alors les “Black Stars” entrer dans les annales du football africain en remportant leur première CAN.
En finale, les “Black Stars” n'ont fait qu'une bouchée du Soudan (3-0) grâce à leur schéma de jeu ultra-offensif, basé sur un 4-2-4.
En finale, les Ghanéens vont se heurter à une tenace équipe tunisienne qui jugulera les ardeurs des tenants du titre et ne cédera que lors des prolongations (3-2).

Les “Léopards” secouent la hiérarchie (1968)
Dominée longtemps par le Ghana, l'Egypte et l'Ethiopie, la Coupe d'Afrique des Nations connaîtra, à partir de l'édition 1968 à Addis Abeba et Asmara, l'émergence de nouvelles sélections à l'image du Congo-Kinshasa (actuellement RD Congo).
Pour cette première CAN jouée à huit équipes, les “Léopards” congolais vont priver les "Black Stars" de leur troisième titre d'affilée. Évinçant les Éthiopiens en demi-finale (3-2 après prolongations), ils affrontent les Ghanéens qui les avaient déjà battus en match de poule (1-0).

Le Soudan triomphe finalement (1970)
L'un des fondateurs de la Coupe d'Afrique, le Soudan a dû attendre 13 ans avant de brandir finalement le trophée continental. Après avoir essuyé un sévère revers (0-3) face au onze marocain, au stade d'honneur de Casablanca (28 octobre 1969), aux éliminatoires de la Coupe du Monde 1970, les Soudanais vont se surpasser lors de la phase finale de la CAN-1970 à Khartoum, pour décrocher le titre africain sur leur sol.

CAN-Chiffres et Statistiques ©MAP
CAN: Une compétition et des champions ©MAP


Qualifiés in extremis pour les demi-finales, les locaux vont prendre le meilleur sur les Egyptiens (2-1). La victoire du Soudan en finale (1-0) face au Ghana, à l'issue d'une partie acharnée, a suscité de vives protestations sur l'arbitrage des Black Stars.

Le Congo-Brazzaville déjoue les pronostics (1972)
Donné comme simple outsider par les spécialistes, le Congo-Brazzaville marquera de son empreinte la CAN-72 au Cameroun. Relégués au deuxième plan dans un groupe dominé par la rivalité Maroc-Soudan-Zaïre, les Diables Rouges vont émerger du lot en tenant en échec la fameuse équipe des Lions de l'Atlas (1-1) et en écrasant (4-2) le Soudan, tenant du titre.
Malgré une défaite face au Zaïre (2-0), ils passent en demi-finales où ils vont s'imposer face au pays organisateur (1-0). La finale contre l'autre révélation du tournoi, les Aigles du Mali, a été d'une rare qualité technique. Les Congolais l'ont remporté (3-2).

Seconde consécration du Zaïre (1974)
Représentant de l'Afrique en Coupe du Monde 1974 en Allemagne, le Zaïre a confirmé son statut de puissance footballistique continentale en décrochant son deuxième titre lors de la Coupe d'Afrique des Nations-1974 au Caire.

Baba le salvateur (1976)
Considéré par tous comme l'une des plus grandes équipes du continent, le Maroc, qui a raté sa première sortie africaine en 1972, va chasser le signe indien sur les terres éthiopiennes. Plus ou moins convaincants au 1er tour, Faras et compagnie ont dû lutter bec et ongles au second tour, disputé sous forme de championnat, pour arracher ce trophée tant convoité. Lors de leur dernier match contre la Guinée, une sorte de finale (le Maroc comptait 4 points contre 3 pour les Guinéens), les Lions de l`Atlas ont décroché leur premier titre africain et depuis lors, cette génération d'or a occupé une place de choix dans les cœurs des Marocains.

Le Ghana de nouveau (1978)
Les Ghanéens n'ont pas laissé passer l'occasion de jouer “at home”, en 1978, pour signer une troisième victoire en Coupe d`Afrique.
Après un premier tour mi-figue mi-raisin (victoire sur la Guinée 2-1 et les Iles Maurice 4-1 et défaite 1-2 devant le Congo), les “Léopards” vont sortir le grand jeu contre les Egyptiens, s'imposant par trois buts à deux (3-2). Le Zaïre et la Zambie, n'arrivant pas à se départager lors de la première finale (2-2 après prolongations), ont dû disputer un match d'appui qui s'est soldé par la consécration des Zaïrois (2-0).

Les Greens Eagles arrivent (1980)
Comme lors de la précédente édition, le trophée de 1980 n'a pas échappé au pays organisateur. Les Greens Eagles (actuels Super Eagles) vont occuper la première place de leur groupe grâce à deux victoires sur la Tanzanie (3-1) et l'Égypte (1-0) et un nul devant la Côte d'Ivoire.
En demi-finale et en finale, les Nigérians vont battre à 1-0 le Maroc, tombeur au 1er tour du tenant du titre, le Ghana, avant de dominer l'Algérie (3-0).
A partir de l'édition 1982 à Tripoli, la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN) franchira un nouveau palier avec l'autorisation accordée aux fédérations nationales de faire appel à tous leurs professionnels à l'étranger, contre deux seulement lors des éditions précédentes.

Quatrième titre pour le Ghana (1982)
Pour la première fois de son histoire, une finale de la CAN se jouera sur les tirs au but. C'était en 1982 à Tripoli. Cette édition se termine comme elle avait commencé, par un duel Libye-Ghana.
Après un nul en match d'ouverture, Libyens et Ghanéens se retrouvent en finale. S'imposant finalement par 7 à 6, soit leur quatrième sacre continental, un record inédit. Les “Black Stars”  inscriront leur nom dans l'histoire de la Coupe d'Afrique des Nations.

La furia des Lions indomptables (1984)
Forts de leur participation héroïque au mondial-1982 en Espagne, les Lions indomptables du Cameroun vont cette fois-ci conquérir le continent.
En effet, les deux finalistes de la CAN-1984 en Côte d'Ivoire, le Cameroun et le Nigeria, ne se sont qualifiés que grâce aux tirs au but, respectivement face à l'Algérie (5-4/0-0 au terme du temps réglementaire et des prolongations) et à l'Egypte (8-7/2-2).
Au stade Houphouët-Boigny (18 mars 1984), les Camerounais ont battu les “Green Eagles” (3-1).

CAN-Chiffres et Statistiques ©MAP
CAN: La compétition de tous les records ©MAP

Les “Pharaons”, 27 ans après (1986)
Une défaite surprise (2-0) face au Sénégal en match d'ouverture a failli être fatale pour les “Enfants du Nil”, qui ne doivent leur salut qu'à un succès (2-0) sur la modeste sélection mozambicaine, au dernier match de poules. En demi-finales, ils étaient opposés à leur bête noire, la sélection marocaine, euphorique après sa deuxième qualification au mondial. En finale, l'Égypte bat le Cameroun, tenant du titre, aux tirs au but.
Une fois encore, la finale a été marquée par des chocs brutaux et des tactiques privilégiant la prudence au détriment du jeu ouvert et offensif.

Le Cameroun persiste et signe (1988)
Avec une équipe vieillissante, le Cameroun s'est déplacé au Maroc pour défendre ses chances lors de la 15ème édition de la CAN.
Vainqueurs à Abidjan-1984 et finalistes au Caire-1986, les Lions indomptables n'ont pas produit du beau football durant toute la compétition, qui a été avare en buts (23 buts en 16 matches). Leur longue expérience a été cependant déterminante dans la victoire (1-0) en finale sur un Nigeria en pleine restructuration.
Plus que jamais, le football africain est devenu crispé, les équipes devenant de plus en plus calculatrices. Les amateurs du ballon rond au Maroc et à travers le continent ont été particulièrement déçus par la prestation des Lions de l'Atlas, éliminés en demi-finales.

Les “Fennecs” irrésistibles (1990)
Accueillant la CAN-1990, l'Algérie allait réconcilier les amateurs du beau spectacle avec le foot africain. Commençant par une grande victoire sur le Nigeria 5-1, les Fennecs vont prendre le meilleur respectivement sur la Côte d'ivoire (3-0) et l'Égypte (2-0). Vainqueur en demi-finale du Sénégal (2-1), l'Algérie jouera le titre contre le Nigeria et remportera son premier sacre continental.

Les “Éléphants” triomphent grâce à Gouamene (1992)
Dans l'histoire de la CAN, jamais un gardien de but n'a contribué à la victoire finale des siens comme l'a fait l'Ivoirien Alain Gouamene, alors portier du Raja de Casablanca. Qualifiés pour les demi-finales aux dépens de la Zambie, les Ivoiriens seront bien inspirés par leur keeper Gouamene qui a réussi à l'épreuve des tirs au but, qualifiant son pays à la finale.
La saga des “Greens Eagles” lancée (1994)
Après leur victoire sur leur terre en 1980, les Nigérians ont dû patienter jusqu'en 1994 à Tunis pour voir s'épanouir une génération de footballeurs qui a imposé le respect à tous ses adversaires.
Le Nigeria va signer un retour fulgurant au premier plan lors de son passage par la Coupe d'Afrique des Nations-1994.
Les camarades de Yekini vont atteindre la finale où ils seront opposés à une équipe zambienne, toujours sous le choc de la disparition de la majorité de ses joueurs titulaires dans le crash d'un avion, quelques mois avant son déplacement au Maghreb.
Au cours de la finale, Amunike inscrira les deux buts de la victoire nigériane (2-1), donnant le coup d'envoi à la saga des “Greens Eagles”.

Les “Bafana Bafana”: Coup d'essai, coup de maître (1996)
Longtemps à l'ombre, les Sud-africains profiteront de la 20è édition pour dévoiler leur vrai visage à tous les amateurs du beau jeu. Engagement physique, gestes techniques et grande détermination, la formation à Clive Barker, "chef spirituel" des "Bafana Bafana", avait tous les atouts pour devenir championne d'Afrique.
Les Sud-africains s'imposeront en finale face à la Tunisie grâce à deux buts de Williams. De retour à la maison, les Tunisiens seront accueillis en héros par toute une nation.

Les Pharaons égalisent le record des Black Stars (1998)
Malgré leur courte défaite face aux Lions de l'Atlas en match de poules (1-0), les "Pharaons" vont décrocher le titre suprême de la 21è édition, organisée au Burkina Faso, égalisant du coup le record de quatre couronnes des "Black Stars" ghanéens. Déjà vainqueurs de la CAN en 1957, 1959 et 1986, les "Enfants du Nil", entraînés par Mahmoud El Gohary, vainqueur en tant que joueur de la deuxième édition en 1959, vont terminer au deuxième rang du premier tour derrière le Maroc. Ils passent difficilement le tour des quarts de finale après la fatidique épreuve des tirs au but face à la Côte d`Ivoire (5-4), avant de disposer sur le même score de 2-0, successivement, du Burkina Faso en demi-finales et de l'Afrique du sud, tenante du titre, en finale.

CAN:©
Palmarés de 32 éditions de la CAN©MAP

Le triplé pour le Cameroun (2000)
La victoire de la sélection camerounaise face aux “Super Eagles” devant 60.000 spectateurs a entraîné une grosse déception chez les Nigérians qui ont vu filer l'occasion de fêter le sacre.
La finale remportée par les Camerounais sur le score de 4 tirs au but à 3, au terme d'un nul (2-2) en temps réglementaire et prolongations, a été palpitante eu égard au potentiel des deux équipes qui ont fourni un beau football.
Avec ce nouveau titre, le Cameroun inscrit son nom pour la troisième fois sur le registre africain, conservant, par là même, définitivement le trophée.
La CAN-2000, organisée conjointement par le Ghana et le Nigeria, a été considérée comme étant celle de l'émergence des stars et de la maturité technique des joueurs africains.

Créée en 1956, la CAN est la deuxième plus vieille compétition continentale après la Copa America ©MAP/EPA
Créée en 1956, la CAN est la deuxième plus vieille compétition continentale après la Copa America ©MAP/EPA

Quatrième titre pour le Cameroun (2002)
L'édition de Bamako peut être considérée comme un tournant pour le football africain, avec l'excellente carte rendue par les joueurs camerounais et sénégalais, propulsés au rang de stars lors du Mondial Corée-Japon. Les Camerounais ont dominé cette édition en remportant les trois matches du premier tour face à la RD Congo (1-0), la Côte d'Ivoire (1-0) et le Togo (3-0). En finale face au Sénégal, le Cameroun a confirmé son statut de leader incontestable de la décennie. Face à une coriace équipe sénégalaise, les Lions indomptables n'ont dû leur salut qu'aux tirs au but 3-2.

Aigles de Carthage au sommet, Lions de l'Atlas ressuscités (2004)
Lors de la CAN-2004 en Tunisie, les Lions de l'Atlas ont reconquis la place de choix qui leur échoit au niveau continental. Sous la houlette de Baddou Zaki, ils ont présenté un football attrayant tout en dominant l'Algérie en quarts de finale (3-1) et le Mali en demi-finale (4-0). En finale, ils ont buté sur une équipe tunisienne survoltée devant son public. Les Aigles de Carthage, qui avaient perdu deux finales face au Ghana (1965 à Tunis) et à l'Afrique du Sud (Johannesburg 1996), ont réussi cette fois-ci à décrocher le trophée sur le score de 2-1.

Et de cinq pour les “Pharaons” (2006) !
Les Egyptiens, en remportant sur leur sol la CAN-2006, ont fait d'une pierre deux coups: Signer un nouveau record de victoires en CAN avec cinq titres et organiser une des éditions les plus spectaculaires et les plus relevées. La finale, qui a opposé les équipes égyptienne et ivoirienne, ne s'est décidée que lors de la séance des tirs au but, les 120 minutes de la partie s'étant soldées sur le nul blanc (0-0). Drogba et les siens se sont finalement inclinés 4-2.

Les Pharaons encore et toujours (2008)
La tournure prise par les événements était loin de satisfaire les amis d'Eto'o, peu convaincants malgré leur parcours réussi et cette finale tant attendue.
Les mordus du ballon rond africain retiendront une seule image très significative: Rigobert Song, leader vieillissant de la défense camerounaise, hésite à se débarrasser de la balle pendant quelques secondes, un laps de temps fatal puisque le jeune Mohamed Zidane, entré en cours de jeu, la lui a chipée dans les pieds avant de mettre Abou Trika sur orbite pour crucifier Kameni (78è). Les “Pharaons” consolident ainsi leur place d'équipe la mieux titrée en CAN en ajoutant un sixième titre à leur palmarès.

Les Pharaons sacrés pour la 7è fois (2010)
L'Angola a rejoint les pays organisateurs de la CAN en accueillant les finales de la 27è édition, début 2010.
La sélection angolaise a été éliminée en quarts de finale après la défaite devant le Ghana qui a atteint la finale.

L'Égypte est le pays le plus titré de l'histoire  de la CAN ©MAP/EPA
L'Égypte est le pays le plus titré de l'histoire  de la CAN ©MAP/EPA


C'est la sélection égyptienne qui a décroché le titre africain. Les Pharaons ont profité de leur grande expérience pour vaincre la jeune sélection ghanéenne en finale par 1 but à 0.

Victoire de la Zambie à la surprise générale (2012)
La Zambie a créé la surprise en remportant la 28ème édition de la CAN après avoir éliminé trois sérieux prétendants au sacre à savoir le Sénégal, le Ghana et la Côte d'Ivoire en finale. En revanche, la Côte d'Ivoire a échoué à soulever son deuxième titre dans sa 3ème finale après celles de 1992 au Sénégal face au Ghana (11-12 tab) et 2006 face à l'Egypte (2-4).

Le Nigeria sur le toit de l'Afrique (2013)
Ultra-favori de la CAN après sa victoire sur la Côte d'Ivoire en quart de finale, le Nigeria a tenu son rang à Johannesbourg (Afrique du Sud). Grâce à un but de Mba à la 40e minute, les “Super Eagles” sont venus à bout, en finale, de l'équipe surprise de la compétition: le Burkina-Faso.
Aussitôt après le coup de sifflet final, la liesse a envahi les rues du pays le plus peuplé d'Afrique, avec 170 millions d'habitants.

Consécration de la Côte d'Ivoire (2015)
Après une interminable séance de tirs au but, la Côte d'Ivoire s'est imposée face au Ghana en finale de la 30e édition de la CAN. Comme lors de la finale de 1992, les Eléphants ont su profiter de la situation pour conquérir un titre qui semblait pourtant tendre les bras à leurs adversaires du soir.

Le Cameroun s'offre son 5ème titre (2017)
Au terme d'une finale très serrée entre le Cameroun et l'Égypte, les lions indomptables ont remporté leur cinquième titre de champion d'Afrique sur le score de 2 buts à 0, détrônant les pharaons qui lorgnaient sur leur 7è titre. Cette rencontre représentait la troisième finale opposant les deux équipes. Ce fut un exploit remarquable celui réalisé par le Cameroun.

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