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Ahmed Ghayat, un homme de terrain dans l’univers des idées

Mohamed Aswab

 

Depuis qu’il est né en France, Ahmed Ghayat, acteur associatif et écrivain, ne cesse de renaître en quête perpétuelle du renouveau, d’un monde meilleur. Il y croit, en actes et paroles. Pour lui, chaque jour qui naît est une lueur censée porter l’espoir, son espoir, vers des jours plus beaux, où régnera l’amour et rien que l’amour...
Alors qu’il présentait son livre, son dernier né, “Des jeunes, des cris” au Salon du livre de Casablanca, M. Ghayat a répondu aux questions du “Portrait chinois”. Or, au lieu de révéler des choses nouvelles des traits jusqu’ici méconnus au sujet de sa personne, les réponses de Ghayat n’ont fait que confirmer ce qu’il est, un rêveur.
Ahmed Ghayat, aujourd’hui reconnu comme un homme de terrain, vit, ses réponses le disent, entre deux repères : Le passé et le futur. Il est partagé entre hier et demain. Il se ressource de ses souvenirs d’enfance à Paris, pense à ses ancêtres et ses racines au Maroc et croit à la richesse de l’histoire de l’Afrique. Et il se projette dans l’avenir en étant intimement convaincu que la grande chaleur estivale et la rigueur du froid hivernal finissent, la nature en veut ainsi, par céder la place à la “beauté du printemps”, saison du perpétuel renouveau. Il suffit de donner du temps au temps et, entre temps, continuer d’agir (dans le présent) pour le bien.

©DR
Rêveur, M. Ghayat est aussi un idéaliste. Il chante, là où il est, “Quand on a que l’amour” de Jacques Brel, car il suffirait, d’après lui, d’aimer “pour tracer un chemin; et forcer le destin; à chaque carrefour…”  Cette chanson évoque l’humanité en nous, car, selon M. Ghayat, “quand il n’y aura plus rien, restera l’amour”.
Il est aussi “un rêveur”. Il aime tenir une guitare entre les mains, bien qu’il ne soit pas guitariste ! Il aime entendre l’italien, “une langue mélodieuse”, bien qu’il ne la parle pas! Et il aime la natation, sport d’accomplissement et de beauté, bien qu’il ne le pratique plus! Qu’importe ?
Fidèle à sa vocation, notre militant et écrivain croit à la différence, à la diversité et trouve du plaisir à diffuser les valeurs de la coexistence et du dialogue entre les peuples et les civilisations.
Président de l’association Marocains Pluriels, il est à l’origine de l’événement mensuel à Casablanca “Café politis”, où tout se discute dans l’optique de la complémentarité et faire jaillir la lumière.
S’il s’inspire du militantisme de Gandhi pour la liberté et de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, c’est parce qu’il croit au vivre-ensemble, à l’entente et qu’il fait de la lutte contre les préjugés son cheval
de bataille.
Chanteur préféré de notre militant: Charles Aznavour. Celui qui a eu des débuts particulièrement difficiles et que personne ne prédisait devenir un jour “la divinité de la pop française”, mais qui a fini par s’imposer en dérogeant au style dominant et “conquérir la scène” par la force de son verbe. C’est justement le message que notre militant s’efforce de transmettre aux jeunes, les porte-flambeaux du Maroc de demain... l’espoir.