Bouffonneries

Par Rachid Mamouni

On savait depuis fort longtemps que le polisario est une bande d’aventuriers aux velléités suicidaires, qui prennent leurs désirs pour des réalités et qui font peu de cas des intérêts des habitants du Sahara.

Ce qu’on ne savait pas encore, c’est que ses affidés ne reculent devant rien pour se couvrir de ridicule. Et si le ridicule tuait, ils seraient tous morts à l’heure qu’il est.

L’épisode d'El Guerguarat a ajouté une nouvelle éclaboussure aux nombreuses tares qui ont plongé ce groupuscule dans les abîmes du déshonneur et de la traîtrise.

Face à l'intervention éclair, propre et efficace des FAR dans la zone tampon d'El Guerguarat, le polisario a déclenché illico presto une salve de bombardements imaginaires sur Facebook, des raids commandos via Twitter et un déluge de photos traficotées sur Instagram.

Le recours massif à la désinformation et à la falsification des faits sonnait comme un aveu d’échec cuisant, un baroud d’honneur avant son évanouissement et sa désintégration tant souhaitée par les peuples du Maghreb.

La vérité n’allait pas tarder à éclater et les mensonges, gonflés à l’hélium de Hassi Massoud, se sont vite dégonflés, grâce à l’action énergique de médias sérieux qui ont “fact-checké” tous les faits d’arme présumés annoncés par les dizaines de sites et de comptes sur les réseaux sociaux proches du polisario.

Le résultat de ce fact checking est ahurissant. Toutes les images et les vidéos des attaques présumées contre les positions des FAR, des départs en trombe pour des combats imaginaires et des tirs de missiles sont celles de guerres qui se déroulent à des milliers de kilomètres du Sahara marocain. Du Yémen à l’Afghanistan en passant par la Syrie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ou encore des exercices militaires aux Canaries. Toutefois, la Palme d’or du ridicule revient à des images d’un jeu vidéo chinois présentées par les bouffons numériques du polisario comme des combats acharnés à la lisière du mur de défense marocain. Des combats qui se seraient déroulés au moment où les sentinelles qui veillent au grain sur le mur profitaient du ciel calme et étoilé du Sahara marocain. Décidément le ridicule ne tue pas. Mais il amoche bien.

Les seules images authentiques étaient celles de la lecture, à la 25ème heure, d’une litanie de communiqués militaires, classés par ordre numérique, et débités par le nouveau Mohamed Said Assahaf du désert. Ce triste personnage promettait d’anéantir Rabat et Casablanca en moins de rien. Même pas crédible.