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Mohamed Zouhri: un ‘‘sniper’’ à l’affût des chefs d’État !

Par Abdellah Chahboun
Mohamed Zouhri ©DR
Mohamed Zouhri ©DR
Tout a commencé à Rabat pour Mohamed Zouhri, puis tout a changé pour lui en s’installant en Europe. Le rêve de “simple” photographe professionnel a grandi au fil des expériences pour débarquer à Genève. Le Monsieur capteur des clichés des “arrivées spéciales” c’est lui. Il guette les chefs d’état... A sa manière! Portrait d’un passionné à l’affût des “coulisses du monde”.

Le jour où il emprunta le chemin de l’Europe, il y a quarante ans, Mohamed Zouhri n’avait qu’un seul rêve en tête: Devenir photographe professionnel. Un rêve qui l’emmena vers une longue destinée de capteur de clichés dédiés aux grands de ce monde.

“J’ai grandi à Rabat, au bord de l’Atlantique. C’est vers mes 13 ans que j’ai découvert la photographie parce que j’avais un oncle qui possédait un instamatic, l’un des premiers appareils photos qui permettait de faire des photos en noir et blanc”, confie-t-il à la MAP.
L’attrait pour la photographie de personnalités ne sera perceptible que quelques années plus tard, lorsqu’il tombe sur la galerie du photographe officiel de feu
SM Hassan II à Rabat. “C’est là que j’ai su que je voulais devenir photographe professionnel, avec un certain penchant pour les personnalités politiques”, se souvient-il. Or, il ne va jamais vraiment exercer sur le sol marocain, tant le destin a voulu qu’il fasse ses premiers pas dans le Vieux-continent après une rencontre tout à fait fortuite avec Lorenzo Martinez, patron de l’Agence photographique Tourist Research & Planning (TRP), alors l’une des plus actives à l’international. C’est justement à ce moment que de larges horizons s’ouvrent au jeune pour entamer une carrière prometteuse.
Au fil de ses voyages de travail, il se forge un solide parcours de photo-reporter : “Pendant quatre ans, j’ai exploré le monde muni de mon appareil photo: Philippines, Thaïlande, Hong-Kong, Égypte, Soudan, Chine, Bali, États-Unis… C’était une période faste avec des déplacements constants”.
En 2001, Zouhri effectue un stage d’un an au Bureau chargé de la Prévention et de la communication de la Police vaudoise (Suisse), suite à quoi il s’est lancé comme photographe indépendant.
L’année 2003 va marquer un tournant dans sa carrière. “Le service de presse et relations publiques de la police de Genève est venu me proposer un travail. Il était question de mettre en image sa mission de protection et de sécurité, en particulier lors de grands événements comme le G8 ou le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI).

Qui dit photos, dit exposition !

C’est en 2009 qu’il intégra le service du Protocole de l’État de Genève avec pour mission de réaliser des photos sur l’arrivée en Suisse des chefs d’État du monde entier. Ces années passées derrière l’objectif à photographier les dirigeants de la planète lui donnent envie d’exposer ses clichés, en grande partie inédits. Il a d’abord monté en juin 2016 une première exposition permanente dans le salon du Service Protocole de l’aéroport de Genève.
Un succès qui l’amène à mettre sur pied une nouvelle exposition avec le soutien actif de l’Exécutif genevois.
L’événement, qui donne à voir une cinquantaine de photos retraçant des moments forts de la diplomatie mondiale, plonge le public dans l’ambiance feutrée du protocole dans la cité helvétique. Au-delà des aspects protocolaires, relève M. Zouhri, l’exposition met en lumière bien davantage que des poignées de mains ou un cérémonial accompagné de sourires en guise de bienvenue. Tel est justement le message que s’affaire à délivrer le photographe pour le grand public.

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