Karim Adyel: un fervent avocat du fair-play au TAS

Par Charaf Nor
Karim Adyel, un juriste émérite agréé près la Cour de cassation ©MAP
Karim Adyel, un juriste émérite agréé près la Cour de cassation ©MAP
Droit et sport: deux disciplines différentes qui font bon ménage chez Me Karim Adyel. Juriste de profession et sportif par vocation, Me Adyel a pu joindre l’utile à l’agréable en se spécialisant en droit du sport. Il a été nommé récemment arbitre au prestigieux Tribunal Arbitral du Sport, devenant ainsi le premier juriste marocain à occuper ce poste.

Inscrit au Barreau de Casablanca depuis 1999, devenu officiellement avocat en 2002, Maître Karim Adyel est un juriste émérite agréé près la Cour de cassation. Il a toujours été animé d’une immense soif d’apprentissage qui lui a permis de gravir aisément et rapidement les échelons de la profession.
Après avoir obtenu un DEA (Master) en droit privé de l’Académie de Montpellier, Maître Adyel a enchaîné par un doctorat d'État français en droit comparé spécialisé en droit du commerce international et droit maritime, puis avec un master II professionnel en droit du sport de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2013, devenant ainsi le premier Marocain à obtenir ce diplôme.
Juriste chevronné, connu et reconnu pour son vaste savoir académique et sa longue expérience du terrain, Me Adyel intervient, en plus du sport, en droit des affaires, des transports, du commerce international, des NTIC, droit civil, social, immobilier, douanier, des assurances, de l’investissement et des étrangers.

Me Adyel et sport: plus qu’un gagne-pain, une histoire d’amour

Depuis son cabinet basé à Casablanca, Me Adyel travaille d’arrache-pied pour apporter des réponses claires, précises et rapides ainsi qu'un accompagnement juridique efficace et adapté aux demandes de ses clients.
Il est à souligner également que Maître Adyel a eu le privilège d’intégrer l’Association internationale des avocats du football (AIAF) à Paris et est devenu congressiste en droit du sport et en droit du football à travers le monde.
Depuis son jeune âge, Me Adyel a toujours été un fou amoureux du sport en général et du tennis en particulier, discipline qu’il commencé à pratiquer à l’âge de 8 ans. “J’ai même pris part à des tournois semi-professionnels au Maroc et à l’étranger”, raconte-t-il à BAB magazine.
à l’âge de 17 ans, après avoir eu son baccalauréat, Maître Adyel se prédestinait à une carrière tennistique. “J'avais à faire un choix cornélien entre le droit et le tennis”, nous confie-t-il. “Il s'avère aujourd'hui que je suis parvenu à concilier les deux en me spécialisant en droit du sport”, dit-il sur un ton fier.
Bien évidemment, un expert, un fin connaisseur regarde une compétition sportive différemment d’un Monsieur tout le monde. à ce sujet, Me Adyel nous dit que, lorsqu’il regarde un match de foot, de tennis ou toute autre rencontre sportive, il le suit, certes, avec un regard de sportif passionné, mais également sous un angle professionnel, d’un point de vue juridique, en faisant un focus sur le déroulement du match et le respect des règles du fair-play. “Je réagis tout le temps avec fair-play et je souhaite toujours que le meilleur gagne !”.

La nomination au TAS, point d’orgue d’un parcours d’excellence

Ayant constaté qu’il n'y a pas d’arbitre marocain au sein du Tribunal arbitral du sport à Lausanne, Maître Adyel a eu l’idée de déposer sa candidature pour siéger au sein de cette institution internationale, estimant que son profil et sa passion pour le droit du sport et pour la justice sportive seraient d’un certain apport au TAS. Ainsi, il a déposé sa candidature en 2018 et sa nomination officielle au sein du TAS s’est faite en juillet 2019.
“Je suis très honoré d’exercer officiellement au sein de cette institution suprême de la justice sportive. C’est un honneur également pour mon entourage et pour le Maroc d’avoir un juge marocain au sein du TAS et c’est un honneur aussi de pouvoir servir la justice sportive sur le plan mondial”, affirme cet ex- tennisman, poursuivant qu’un arbitre (juge) du TAS doit observer les règles de “confidentialité, d'impartialité, de neutralité et d'indépendance”.
Cette nomination, bien méritée, vient récompenser le long parcours de Maître Adyel qui est reconnu pour sa compétence dans la défense des valeurs de la justice sportive à l’échelle nationale et internationale.
En marge de sa nomination, lors d'une réunion du Conseil international de l'Arbitrage sportif (CIAS) tenue à Lausanne, Maître Adyel avait indiqué, dans une déclaration à la MAP, que “ma passion pour le droit du sport et ma spécialisation en la matière proviennent de mon amour pour le sport”.
Le droit du sport est une branche qui s'intéresse aux règles régissant les droits et les obligations des sportifs. Elle porte, entre autres, sur les règlements sportifs des fédérations, le dopage, les règles de transfert de joueurs, etc.
Le Conseil international de l'Arbitrage sportif (CIAS) est composé de 20 membres. Quatre sont désignés par les Fédérations Internationales (FI), quatre par l’Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO), quatre par le Comité International Olympique (CIO), quatre membres par les douze membres du CIAS après des consultations appropriées, et quatre sont désignés par les seize membres du CIAS.

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