La Dolce Vita marocaine conquiert le monde

Par Meriem Rkiouak
Sa Majesté le Roi inaugurant, le 23 juillet 2017 au MMVI à Rabat, la manifestation culturelle et artistique “L’Afrique en Capitale” ©MAP
Sa Majesté le Roi inaugurant, le 23 juillet 2017 au MMVI à Rabat, la manifestation culturelle et artistique “L’Afrique en Capitale” ©MAP
Patrimoine, musique, artisanat, gastronomie, festivals… L’art de vivre à la marocaine fascine le monde par son raffinement, abondance et exotisme hors pair. In fine, c’est la “marque Maroc” qui réussit brillamment son “opération de charme” !

Si certaines nations se font connaître et respecter pour leur puissance militaire, leur poids économique ou leurs ressources naturelles, le Maroc, lui, a conquis le monde par ce qu’il a de plus précieux: Sa culture, d’une diversité et d’un foisonnement peu communs.
Terre de brassage ethnique et civilisationnel depuis la nuit des temps, le Royaume a l’hospitalité et le multiculturalisme dans la peau.
Du Nord au Sud, en passant par l’Oriental, les hautes cimes de l’Atlas et les fins fonds du Souss et du Sahara, la musique, le chant et la danse, sont un rituel qui rythme les grands et petits moments de la vie des Marocains.
Chaque région est connue par un style musical et folklorique propre qui constitue en quelque sorte son label: Aita, Ahidous, Ahwach, Guedra, Reggada, musique andalouse (Al Ala, Melhoune, Gharnati)... Le tout est agrémenté de splendides spectacles folkloriques et chorégraphiques, joués en petits orchestres, qui laissent sans voix les touristes étrangers ayant la chance de prendre part à l’un des nombreux festivals dédiés organisés à travers le Royaume.

Cuisine: Au Royaume des mille et une saveurs…

Succulente et riche en épices et en saveurs puisées dans le généreux terroir marocain, notre cuisine nationale est un pur régal pour les pupilles et les papilles. Entre thé à la menthe, harira, couscous, tajines, pastilla, tanjia, briouate, seffa, rfissa, pâtisseries à base de miel, amandes et fleur d’oranger et autres délices cuisinés dans tous les foyers marocains, le touriste n’a que l’embarras du choix.
Chaque plat raconte une histoire, celle du savoir-faire et du savoir-vivre de populations, autochtones et migrantes, qui ont vécu au Maroc à des époques différentes: amazighs, nomades bédouins, africains, maures, ottomans, juifs… Chaque ethnie a apporté son grain de sel à ce patrimoine culinaire qui a valu au Maroc d’être classé, en 2014, deuxième meilleure gastronomie dans le monde par le site britannique “Worldsim” qui recueille les avis de
voyageurs.
De nombreuses foires et expositions, organisées au Maroc et ailleurs, jettent les fondements de cette “diplomatie culinaire”, devenue un ingrédient majeur du “soft power” marocain.

Artisanat: Le génie marocain forgé au fil des siècles

L’artisanat marocain est un patchwork de métiers et de petites filières qui perpétue un savoir-faire méticuleux transmis de père en fils au fil des siècles. La créativité des maâllems engendre des chefs-d’oeuvre, à la fois sublimes et utiles au quotidien, qui font le bonheur des étrangers de passage dans les anciennes médinas du Royaume.

SAR le Prince Moulay Rachid présidant l'ouverture du 18ème Festival ©MAP
SAR le Prince Moulay Rachid présidant l'ouverture du 18ème Festival ©MAP


Il s’agit d’une infinité de poteries, céramiques, bois, bijoux, tapisserie, textile, maroquinerie et autres petites merveilles que les touristes, de retour chez-eux, étalent fièrement tels des trophées de chasse.
Les anciennes médinas, avec leur ambiance intimiste, leurs charmantes échoppes et leurs souks gorgés de couleurs, senteurs et marchandises, sont la meilleure vitrine de ce génie artisanal marocain.

Spectacle d’Ahidous dans le cadre du Festival international d’Ifrane ©MAP
Spectacle d’Ahidous dans le cadre du Festival international d’Ifrane ©MAP

Le Maroc, ce musée à ciel ouvert

Au Maroc, les musées et les lieux culturels se multiplient et ne se ressemblent pas. Les plus célèbres d’entre eux se trouvent dans les villes impériales, dont plusieurs sites et monuments ont intégré la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Rien qu’à Marrakech, on retrouve la Villa Majorelle, le Musée Berbère, Dar Si Saïd, le Musée de Marrakech ou encore le Musée Yves Saint-Laurent qui a ouvert ses portes en octobre 2017. Il y a aussi lieu de citer le musée archéologique de Tétouan, Foundouk Nejjarine, le Musée du Batha et le futur Musée de la culture juive à Fès. Plus au Sud, le Musée de Laâyoune rend hommage à l’art de vivre nomade à travers une collection dédiée aux arts
sahariens.
L’art contemporain n’est pas en reste. Le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat, inauguré par le Souverain en 2014, a accueilli ou contribué à des expositions inédites de haute volée (Le Maroc médiéval, l’Afrique en capitale, la Méditerranée et l’art moderne, expos à l’honneur de Delacroix, Giacometti, Picasso, Goya…), organisées en partenariat avec des institutions culturelles et muséales parmi les plus prestigieuses (Institut du Monde Arabe, Musée du Louvre, Musée du Quai d’Orsay, Centre Georges Pompidou, etc).

Festivals: Le marketing culturel tourne à plein régime

Rares sont les pays où on trouve un aussi grand nombre de festivals équitablement répartis dans le temps et l’espace. Chaque festival est une carte postale invitant à découvrir un pan de la culture, de la géographie et du mode de vie marocains, par le biais de la musique, le folklore, le cinéma…

L'édition 2019 du Festival Mawazine Ryhtmes du monde a drainé pas moins de 2,75 millions de festivaliers ©MAP
L'édition 2019 du Festival Mawazine Ryhtmes du monde a drainé pas moins de 2,75 millions de festivaliers ©MAP


Dans le domaine musical, le Festival Mawazine- Rythmes du monde est, sans conteste, la pièce-maîtresse de la diplomatie culturelle du Maroc. Avec ses 2,75 millions de festivaliers pour l’édition 2019, il est le plus grand festival de musique au monde en termes d’affluence.
Au cinéma, le Festival international du film de Marrakech, qui réunit depuis 2001 le gotha du 7è art mondial, a contribué au rayonnement du Maroc en tant que terre de cinéma et de tournages, de même qu’il a offert un appréciable coup de pub’ au cinéma national à l’étranger.

La 22ème édition du Festival Gnaoua et musiques du monde ©MAP
Clôture de la 50è édition du Festival national des Arts populaires, le 6 juillet  2019 à Marrakech ©MAP


Sur un autre registre, le Moussem culturel international d’Assilah, le Moussem de Tan Tan, le Festival international des nomades à M'hamid El Ghizlane et plein d’autres rendez-vous incontournables de l’agenda culturel, popularisent l’image de marque de ce Maroc pluriel et nous confortent dans ce que nous avons toujours été: Un peuple cosmopolite fier de ses racines.

Étiquettes