L'agonie

Coins et recoins par Abdelghani Aouifia


Décidément rien ne marche en Algérie. La faillite est totale. L’économie est pratiquement au point mort, alimentant une grogne sociale qui s’accentue sur fond d’une absence totale de toute volonté de changement.

La rue algérienne bouillonne et la situation menace d’exploser à tout moment. Après la trêve imposée par le coronavirus, le Hirak, né il y a deux ans, a repris, en dépit des tentatives de la junte militaire de l’étouffer.

Le 22 février, deuxième anniversaire du soulèvement, des milliers de manifestants ont défilé à Alger et dans d’autres villes du pays, ravivant la contestation anti-régime et exprimant avec ténacité l’exaspération d’une population qui étouffe sous un système politique opaque.

La grogne a atteint son paroxysme sur les réseaux sociaux, pris d’assaut par les Algériens de l’intérieur comme de l’extérieur, pour témoigner de leur ras-le-bol face à la crise multidimensionnelle qui frappe le pays.

Signe du fossé qui se creuse entre le peuple et le pouvoir, l’ampleur de la colère indique que l’Algérie s’éloigne des traditionnelles revendications sociales auxquelles le régime en place pouvait apporter un semblant d’apaisement par des retouches éphémères. Les Algériens revendiquent aujourd’hui une Algérie nouvelle. Une Algérie réconciliée avec elle-même et avec son voisinage.

C’est une réalité qui s’est illustrée récemment suite aux attaques vulgaires et abjectes menées par les dirigeants faillis d’Alger, par le biais d’une chaîne de télévision du régime, contre le Maroc et ses symboles sacrés.  

Sur les réseaux sociaux, la condamnation du comportement des malfrats d’Alger est sans appel. Nombreux sont les Algériens, intellectuels et gens ordinaires, qui ont vu en cette énième dérive une preuve supplémentaire quant à la nature des dirigeants qui prennent en otage l’avenir de tout un peuple.

En orchestrant des attaques maladroites contre le Maroc et ses institutions, la junte militaire d’Alger reste tout simplement fidèle à sa doctrine d’un autre temps de toujours tenter d’exporter la crise dans le but de trouver une échappatoire. Mais cela ne marche plus. Aujourd’hui, les Algériens n’arrivent plus à supporter la situation dramatique dans laquelle leur pays s’enfonce, encore moins d’écouter la vieille chanson de “la main de l’étranger” dans ce qui se passe chez eux.

Au milieu de leur détresse et leur désespérance, les Algériens se tournent vers leur voisin de l’ouest, le Maroc. Ils prennent au quotidien la mesure de la détermination du peuple marocain de poursuivre dans la sérénité et sous la conduite de son Roi, sa marche vers de nouveaux horizons de progrès et de construction, fort en cela d’une légitimité multiséculaire et d’une dignité qui inspire confiance et fierté.w