Le Maroc conforte sa place dans la cour des grands

Aziz Rami
Sa Majesté le Roi posant pour une photo-souvenir avec le personnel de l'usine du Groupe français “PSA” à Kénitra ©MAP
Sa Majesté le Roi posant pour une photo-souvenir avec le personnel de l'usine du Groupe français “PSA” à Kénitra ©MAP
L'installation de l'écosystème du Groupe PSA à Kénitra vient couronner les efforts du Maroc dans le domaine de la promotion de la construction automobile. Grâce à un réseau d’infrastructures aux normes internationales et à une main-d’oeuvre qualifiée, le Royaume se positionne désormais comme leader en la matière au niveau régional et continental.

Avec l’inauguration, jeudi 20 juin 2019 à Kénitra, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de l’écosystème du Groupe PSA, le Maroc a consolidé sa place dans la cour des grands du secteur automobile, qui n’a cessé de croître de manière exponentielle pulvérisant toutes les prévisions, à la faveur d’investissements venus des quatre coins du monde, faisant du Royaume une plateforme privilégiée de production et d’exportation.
Le Maroc a pu élargir l’écart avec ses proches concurrents dans ce domaine au niveau de la région et du continent. Selon le Wall Street Journal, le Royaume a dépassé l’Afrique du Sud en tant que centre de construction des voitures en Afrique, et devrait, dans le proche avenir, laisser derrière lui son concurrent italien. Le Maroc est désormais une plateforme majeure d’approvisionnement des usines européennes de construction des voitures, après avoir réussi à mettre sur pied un écosystème de plus de 200 équipementiers, axé sur les usines Renault à Tanger et Peugeot à Kénitra.

Une vision claire et un emplacement stratégique

Fort d’un cadre stable et sûr, le Maroc offre aux investisseurs étrangers une vision claire et un emplacement stratégique compétitif de production et d’exportation, grâce à un réseau d’infrastructures aux normes internationales et à une main-d’oeuvre hautement qualifiée.
Grâce à la clairvoyance de SM le Roi Mohammed VI, le Royaume revendique aujourd'hui sa place en tant que centre de construction des voitures, lequel secteur est devenu un véritable levier de développement, à la faveur des résultats réalisés et de l’élan dynamique actuel. Le secteur automobile est, depuis le 1er trimestre de 2019, le premier secteur d’exportation avec une capacité de 700.000 véhicules par an (qui sera bientôt porté à un million de véhicules), un chiffre d’affaires à l’export d’environ 100 MMDH, un taux d’intégration de 65% et la création de plus de 90.000 emplois.
Les résultats atteints permettent de relever les objectifs encore plus haut par rapport au plan d’accélération industrielle pour atteindre, en 2025, un chiffre d’affaires à l’export de 200 MMDH.
Depuis le début de l’année en cours, les investissements étrangers continuent d’affluer sur le Maroc, profitant des écosystèmes français, Renault et Peugeot, et chinois BYD Auto Industry. Il s’agit d’équipementiers ayant trouvé au Maroc un environnement d’affaires propice au développement de leurs activités en Afrique, avec un financement d’acteurs en Europe et en Méditerranée.

SM le Roi Mohammed VI visitant les différents ateliers de l'usine PSA à Kénitra ©MAP
SM le Roi Mohammed VI visitant les différents ateliers de l'usine PSA à Kénitra ©MAP


En février dernier, le groupe indien Varroc Lighting Systems, spécialisé dans la construction des systèmes électriques automobiles, a inauguré la première phase de son unité industrielle de 26.000 m2 dans la Tangier Automotive City, près de Tanger, pour un investissement de 45 millions d’euros, pour approvisionner ses clients au Maroc, en Espagne et en France. C’est une unité de 650 collaborateurs, qui comprend une section de design et un laboratoire d’homologation des produits. Dans ce même élan, le groupe allemand Prettl Automotive a ouvert, début avril, dans la même zone industrielle, une usine de câblage automobile et d’injection pour un investissement d’environ 130 MDH.
L’acteur japonais, Mitsui Kinzoku Act, spécialisé dans la fabrication de composants fonctionnels pour le secteur automobile, n’est pas en reste. Il a implanté sa première usine en Afrique à Tanger Automotive City, sur une superficie de 20.000 m2 et pour une enveloppe de 12,5 millions d’euros.

Des investissements colossaux

En mai dernier, l’équipementier français Valeo a inauguré son nouveau centre industriel spécialisé dans la fabrication de pièces et équipements automobiles pour un important investissement de 130 millions d’euros, qui s’inscrit dans le cadre de la convention de mise en place de l’écosystème Valeo, signée sous la présidence effective de SM le Roi Mohammed VI, en décembre 2017. Regroupant l’ensemble des activités de production de Valeo au Maroc, ce centre d’une superficie totale de 137.000 m2 offre 1.000 emplois. Sa première phase, lancée en 2017, est dédiée à la production de systèmes d’éclairage et d’essuyage, alors que sa seconde partie, ouverte plus récemment, accueille la production de systèmes thermiques (radiateurs, systèmes de ventilation, systèmes de refroidissement moteurs…) et de systèmes d’aide à la conduite (commandes au volant).
Récemment, le leader mondial en matière de solutions de capteurs et de connectivité, TE Connectivity, a inauguré sa deuxième unité de production au sein de la plateforme industrielle de Tanger Med, qui vient soutenir l’offre de solutions de la division de Transport industriel et commercial (TIC) de la société dans la région EMEA, une zone qui regroupe des pays d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient. Le même jour a vu l’inauguration par le groupe français du traitement de surface pour l’anticorrosion de son premier site industriel en dehors de l’Hexagone, Electroplast, pour un investissement de 140 millions de dirhams. Avec sa participation à la création de 29% des emplois dans le secteur industriel, le secteur automobile a enregistré les taux les plus élevés en termes de création d’emplois entre 2014 et 2017, avec 83.845 nouveaux postes, représentant 93% de l’objectif fixé pour 2020.
Cette performance reflète une intégration locale de plus de 50%, pour atteindre 65% en 2019.
Ayant atteint le stade de maturité, qui a permis au secteur d’attirer des investisseurs de différents continents, et avec le projet de création de la “Mohammed VI Tangier Tech City”, les investisseurs asiatiques seront en mesure de produire et d’exporter vers le marché international depuis le Maroc, qui s'affirme comme centre de premier plan dans l’industrie automobile.

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