Les chiens aboient, la caravane passe !

Franchement par Mohamed Réda Braim


“Les chiens aboient, la caravane passe!”. Ce proverbe s’applique parfaitement à l’attitude de l’Algérie à l’égard du Royaume du Maroc, dont le train de développement tous azimuts avance sereinement, sans trop se soucier des manœuvres dilatoires du voisin de l’Est. L’acharnement du régime algérien contre le Royaume a atteint ces dernières semaines son paroxysme, surtout après les nombreuses percées diplomatiques de notre pays, des victoires successives qui ont fortement irrité un pays de plus en plus isolé sur pratiquement tous les plans. 

Ce que les généraux algériens, les vrais gouvernants du pays, refusent de reconnaître c’est que leurs manœuvres, vaines et mesquines, ne leurrent plus personne, surtout le peuple algérien qui ne peut plus s’empêcher de faire des comparaisons, légitimes en fin de compte, avec son alter ego marocain qui mène une vie décente, mobilisé derrière son Roi sur la voie du développement et du progrès. 

Ce n’est plus un secret pour personne. Le régime algérien ne lésine pas sur les moyens dans sa tentative vaine d’affaiblir le Maroc et dans ses manœuvres visant à exporter ses problèmes internes, qui ne sont pas des moindres, et créer ainsi un ennemi fictif, le Maroc en l’occurrence, pour bien maîtriser un peuple au bord de l’implosion. Face aux avancées économiques du Maroc, les Algériens crient au chômage, à la pénurie alimentaire et au déficit en infrastructures de base. Face à une gestion optimale et transparente de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, avec à la clé une campagne de vaccination sur les rails, l’Algérie officielle n’arrive toujours pas à se procurer une quantité de vaccins décente pour une population de plus de 44 millions. 

Par ses avancées tous azimuts, le Maroc semble déranger les dirigeants du voisin de l’Est, un pays rentier disposant pourtant d’une manne pétrolière et gazière importante, qui s’est avérée avec le temps une malédiction pour le peuple, mais une bénédiction pour l’oligarchie au pouvoir. 

Pays millénaire à la civilisation ancestrale, le Royaume du Maroc constitue de ce fait un vrai complexe pour le régime de l’est qui essaie par tous les moyens de camoufler une crise identitaire profonde et tente tant bien que mal de se maintenir dans un contexte difficile, marqué par le ras-le-bol des Algériens qui n’ont pas hésité à battre le pavé, en ces temps de froid, dans des manifestations qui gagnent de plus en plus tout le pays. 

Cette grogne de la rue en Algérie contraste avec le calme social qui règne au Maroc, qui a choisi d’affronter avec courage et responsabilité ses contradictions et qui veille à rassembler ses fils, toutes tendances confondues, sans distinction, discrimination ou marginalisation aucunes. 

L’émission du 10 février sur 2M (Moubacharatan Maakoum) est une des nombreuses illustrations de ce Maroc ouvert et transparent qui rassemble au moment où les dirigeants d’Alger ont choisi la carte de la division. Cette émission télévisée avait offert un espace de débat, un autre de plus : franc et contradictoire, mais surtout un débat chaud et brûlant qui contraste avec l’hiver glacial de cette soirée du mercredi 10 février. Le sujet débattu n’était que “la situation des droits de l’Homme au Maroc”, 10 ans après l’adoption de la Constitution de 2011 et l’avènement du mouvement 20 février, qui a vu le jour dans le sillage des révoltes arabes ou ce qu’on appelait “le printemps arabe”.

Elle vient rappeler au régime algérien qu’il y a un voisin à l’Ouest, ouvert et transparent, qui affronte ses problèmes avec audace et franchise, et surtout un pays résolument déterminé dans sa marche irréversible vers le progrès et la prospérité, tout le contraire d’un pays qui essaie de “cacher le soleil avec un tamis”, comme dit le dicton maghrébin.w