Aller au contenu principal

Les médias français en mode insolence !

Adil Zaari Jabiri


Invective et sarcasme de mauvais goût sont désormais les indispensables ingrédients de certains médias du service public et organes de presse français connus pour leur affront grossier envers les institutions sacrées du Maroc. RFI, l’OBS, la Croix, Maghreb confidentiel, le blog de Mediapart et j’en passe sont frappés d’une hystérie collective ces derniers temps et orchestrent une cabale sans précédent contre le Royaume. Pourtant entre Rabat et Paris rien ne justifie ce tintamarre éditorial aux relents haineux.

Des visites d’officiels s’organisent, d’autres à un plus haut niveau sont attendues, les entreprises du CAC 40 présentes en force dans le Royaume tournent à plein régime, les Riads de Marrakech affichent le plein de touristes français et les vols Paris-Rabat sont surbookés.

Que cherche-t-on alors derrière cette frénésie médiatique ? Quel dessein sert- on par ces chroniques, ces papiers et ces “dossiers” vantés comme des scoops, mais qui sont en réalité du vomi verbal qui cache mal l’obstination pathologique de ses auteurs de pêcher dans de vieux fichiers ou inventer des histoires pour jouer les trouble-fêtes ?

Tout est permis pour faire le buzz : Amplification d’événements, ironie, provocation et clichés dégradants, comme cette phrase indigne et dégradante utilisée par une chroniqueuse de RFI “(...) pendant que toi tu crèves de faim dans ton souk...” et qui rappelle une ère révolue où les colons désignaient les Marocains sous le sobriquet “indigènes”. Les écrits à charge contre le Maroc son devenus un genre littéraire à part entière en France.
Des supports en quête d’audience font souvent appel à des journalistes qui se font passer abusivement pour des spécialistes du Maroc ou s’appuient sur certains de leurs relais locaux, pour la plupart des nihilistes, des provocateurs et des marginaux, soit pour meubler leurs matinales ou donner des “éclairages” destinés à booster leurs ventes, sans le moindre respect de l’éthique, de l’équilibre et de la déontologie.

S’il s’agit de prouver une quelconque suprématie sur le Maroc ou lui donner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance, je crois que l’on se trompe d’adresse.

Si c’est une campagne orchestrée contre le Royaume par des milieux occultes pour servir des agendas obscurs, cela relève du mystérieux et de l’intrigue. Si c’est un étalage exhibitionniste et zélé de la liberté d’expression, c’est que le journalisme en France va mal. A qui profite finalement le crime ?

A cette campagne sordide et calomnieuse, le Maroc a opposé sagesse et pondération. Quant au lecteur marocain, habitué aux poussées fiévreuses de certains milieux en France notamment à l’approche d’échéances importantes pour le Royaume sur la scène régionale et internationale, il les a tout simplement ignorés.

La presse marocaine, quant à elle, passe l’éponge. La couleur de la cravate du président de la République, sa préférence pour le thé ou le café ou encore la race de son chien sont le cadet de ses soucis.