Majdouline Idrissi, une funambule !

Portrait chinois Par Mohamed Aswab


Parmi tous les “portraits chinois” réalisés par BAB magazine, celui de l'actrice Majdouline Idrissi a été pratiquement le seul où on pouvait se passer de ses réponses. 

Ces dernières sont à l’image de ce qu’elle dégage rien qu’à voir son sourire malicieux.

Le grand public la connaît, Majdouline Idrissi est une femme qui entretient toujours l'enfant en elle. 

Disons que Majdouline a empêché son âme de prendre de l'âge ! En guise de livre, elle chérit “Le petit prince” d'Antoine de Saint-Exupéry (1943), “destiné à la fois aux enfants et aux adultes”, dit-elle. 

Majdouline recèle cette naïveté infantile du Petit prince qui voit tout d'un oeil innocent. 

Actrice, son film préféré est “Les dix commandements”, le premier film qu'elle a vu, alors petite. 

Elle se ressource du rose, couleur associée aux petites filles. Solaire, au sourire juvénile, Majdouline voit la vie en rose. 

Une éternelle enfant, on vous a dit, parfois même rebelle ! Une bonne vivante, une épicurienne. 

Elle aime l'été, son insouciance, les vacances passées au bord de la mer ! Une Méditerranéenne, elle trouve également du plaisir à rencontrer l'Autre, pourquoi pas autour d'un plat de couscous, dans la convivialité.

Majdouline est une personne lumineuse. Toujours, sous le feu des projecteurs, elle aime recevoir la lumière pour la dégager en retour. Passionnée, le rouge est son autre couleur préférée. 

Bien qu'elle croque la vie à pleines dents, Majdouline n'est jamais dans l'excès des plaisirs. 

Entre le confort et l'effort, elle cherche cet équilibre, comme si elle marchait avec légèreté sur une ligne fine. Elle est une funambule ! 

La joie de la vie, oui, mais dans l'accomplissement de soi. Son “sport préféré” est le ballet, une école de danse basée sur la rigueur et la discipline pour donner à voir la grâce et la beauté. De l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski, elle a appris à se poser “les questions radicales” pour avoir un sens dans la vie. 

Elle vit l'instant, tout en cherchant à comprendre le monde qui l’entoure. Libre, indépendante, elle aime voyager vers d'autres cieux le temps de les découvrir pour mieux se positionner. 

Curieuse comme elle est, Majdouline est dans l’exploration, la rencontre, le dialogue. Elle évoque la culture riche de l'Asie, les plages de la Grèce, l'architecture de Prague... 

D'ailleurs, dans son métier/passion de cinéaste, notre artiste ne s'est jamais confinée dans un seul rôle, elle varie les interprétations, aidée en cela par sa soif de découverte, de donner et accueillir.

Mère Thérésa est son personnage de prédilection. Elle est consciente que générosité et altruisme transcendent les frontières, faisant fi des différences.