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Maria Fernanda Espinosa: L’équatorienne qui veut revitaliser l’ONU

Par Naoufal Enhari
Maria Fernanda Espinosa, présidente de l'Assemblée générale de l'ONU ©MAP/EPA
Maria Fernanda Espinosa, présidente de l'Assemblée générale de l'ONU ©MAP/EPA
Diplomate de métier et de passion, Mme Espinoza, nouvelle présidente de l’AG de l’ONU, aspire bien à marquer de son empreinte, au cours de son mandat d’un an, l’action de l’organisation planétaire. Ci-après un bref aperçu du parcours professionnel de la dame.

Quatrième femme en 73 ans d’histoire des Nations-Unies à être élue Présidente de l’Assemblée générale, principale instance délibérante et décisionnaire de cette organisation mondiale, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa est une femme déterminée qui veut faire de l’ONU une organisation pertinente et accessible pour tous.
Diplomate chevronnée et ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, Mme Espinosa ne cache pas son désir de faire changer les choses et les mentalités au sein des Nations-Unies, qu’elle veut rapprocher davantage des peuples du monde et les convaincre ainsi que l’action de cette Organisation “concerne leur quotidien”.
Juste après avoir prêté serment le 17 septembre pour prendre ses fonctions à la tête de la 73ème session de l’Assemblée générale, Maria Fernanda Espinosa a promis que son mandat d’un an sera une “présidence à portes-ouvertes”.
“Je serai à l’écoute de tout le monde (à l’ONU), mais aussi du grand public à travers le monde”, a-t-elle assuré lors d’une conférence de presse.
Du haut de ses 20 ans d’expérience en diplomatie, dans le multilatéralisme et dans une pléiade de questions de paix, de sécurité et de développement socio-économique et de l’environnement, Mme Espinosa a aussi promis de tout faire pour “renforcer le multilatéralisme” et à œuvrer pour la “revitalisation de l’ONU”. Dans son premier discours en qualité de Présidente de l’Assemblée générale des Nations-Unies, cette ancienne professeure universitaire et ministre de la défense de l’Équateur, a ainsi souligné son engagement à “travailler pour tous les pays et leurs peuples”.

Une militante en faveur des causes féministes
Élue le 5 juin dernier par les États membres de l’ONU, Mme Espinosa est aussi la première femme Présidente originaire d’Amérique latine et des Caraïbes.
“Je veux soutenir les femmes qui se sont engagées en politique ; celles qui exigent l’égalité sur le lieu de travail; les femmes et les filles victimes de violence; les filles et aux adolescents qui exigent l’accès à une éducation de qualité”, a assuré Mme Espinosa qui, lors de son élection, avait dédié sa présidence aux femmes et filles de sa région.
Pour elle, l’Assemblée générale n’est “pas seulement le forum le plus démocratique et le plus représentatif au monde. C’est un espace qui englobe les cultures les plus diverses de la planète”.
Ayant occupé à deux reprises le poste de chef de la diplomatie de son pays, l’actuelle Présidente de l’AG connaît bien les rouages et le système des Nations-Unies pour y avoir travaillé, à la fois en tant qu’ambassadeur de l’Équateur auprès de l’ONU à New York et à Genève.
Elle a aussi été présidente du Groupe des 77 et de la Chine à l’ONU jusqu’en janvier 2018, et présidente de la Communauté andine.
Maria Fernanda Espinosa a été négociatrice en chef aux seizième et dix-septième conférences des parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, et à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, où elle a facilité l’adoption d’éléments clés du document final intitulé “L’avenir que nous voulons”.

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