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Un jeune passionné en quête d’or vert

Nouamane Labidi
Marouane, cultivateur d’avocat ©MAP
Marouane, cultivateur d’avocat ©MAP
Les récoltes “glorieuses” de l’avocat fait sa fierté et le succès réalisé dans la région de Rabat, aux échelles nationale et internationale, en la matière fait sa satisfaction. Son travail quotidien se mêle aux cris de triomphe. Au-delà d’un métier, une passion !

L’agriculture, une passion bien ancrée dans la famille de Marouane. Fils et petit fils de paysans, ce jeune de 21 ans originaire de la commune de Sidi Allal El Bahraoui ne cache guère son attachement et amour pour la terre.
Passionné depuis son enfance par le métier d’agriculteur, Marouane sépare facilement le bon grain de l’ivraie quand il s’agit d’avocatier.
Pourtant, raconte ce jeune plein de fougue, ses parents n’ont pas d’exploitations agricoles, c’est pourquoi il lui a fallu sortir jeune de la ferme de ses parents à l’âge de 15 ans pour poursuivre la voie qu’il s’est fixée, celle de devenir agriculteur. Il s’est livré une bataille sans merci pour trouver emploi stable pas loin de sa famille. Chose qu’il a plutôt bien réussi, puisque ce dernier a été embauché en 2015, l’âge de ses 18 ans, dans l’une des plus grandes et immenses exploitations d’Avocat au Royaume où les vergers s’étendent à perte de vue dans un paisible village du Gharb surnommé Douar Ouled Berjal. Son propriétaire est d’ailleurs l’un des principaux vendeurs de ce fruit à l’export, il a choisi de confier à Marouane plusieurs tâches à la fois, dont celles du contrôle du verger, de l’activation des Wind machines, du système d’irrigation goutte à goutte, outre la tâche de sécurisation des alentours de l’exploitation agricole et de la coordination des opérations de collecte ainsi que la vérification de la maturation du fruit.

Un suivi quotidien minutieux
L’aube se lève à peine sur le gharb faisant briller les centaines d’hectares des vergers d’avocat et projetant les ombres d’avocatiers sur le sol, et déjà Marouane s’affaire doucement à ses tâches. Une longue journée l’attend. Il doit s’assurer tout d’abord que toutes les Wind machines sont en marche, contrôler la qualité et l’état des arbres fruitiers et enfin déclencher l’arrosage au goutte à goutte. Même quand c’est calme, Marouane ne s’en lasse jamais, il arrose quelques fleures qu’il a planté esaux alentours de l’exploitation agricole sinon rien de mieux pour lui que de préparer un bon verre de thé à la menthe pour passer un bel après-midi au soleil avec ses autres collègues.
“Jamais je n’aurai imaginer qu’un jour notre avocat sera vendu dans les grands marchés internationaux, à la limite je pensais qu’on pourrait gagner du terrain par rapport à la zone côtière de Rabat” a-t-il souligné, se disant heureux de la chance qu’il a eues et faisant part aussi de ses remerciements aux autorités locales qui ne ménagent aucuns efforts pour leur initiation et formation à la culture de l’avocat. Ce jeune homme est aussi un fin connaisseur de l’économie, selon lui, si la demande de l’avocat du Maroc a explosé, c’est parce que les terres de RSK sont favorables à la culture de l’avocat qui pousse toute l’année. S’agissant de sa variété préférée, Marouane ne voulant pas faire “l’avocat” du diable, a choisi par amour à sa ville de Kénitra la variété Hass, “J’aime bien la hass, elle est très produite chez nous, j’aime bien la voir pousser, la toucher et la sentir”, a-t-il argué. Pour l’anecdote, au moment de la récolte, Marouane pousse ses cris de triomphe dans les vergers d’avocatier annonçant à son patron une saison agricole réussie.
“Je ne regrette rien d’avoir choisi travailler dans les vergers d’avocatier. C’est mon choix de vie!”, insiste Marouane, souhaitant un jour en se levant le matin de devenir, lui-aussi, un grand exportateur de l’or vert, ce fruit hors du commun.

 

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