VAR: Je t’aime, moi non plus !

Mohammed Rida Braim
Mohammed Rida Braim
Mohammed Rida Braim

Décidément, rien de va plus entre les Marocains et la VAR (Assistance vidéo à l'arbitrage). C’est une histoire d’amour déçu qui lie désormais le Maroc et cette nouvelle technique qui vient s’inviter avec force dans les stades pour rendre le football “plus juste et plus démocratique”.
“Amour déçu”, parce que notre pays a été parmi les premiers à demander l’application de cette nouvelle technique, désormais décisive dans les matchs de football. Sans jamais imaginer qu’il en sera la première victime.
La polémique née à l’occasion de la rencontre Wydad de Casablanca-Espérance de Tunis pour le compte de la finale retour de la Ligue africaine des champions, à Radès en Tunisie, n’est que la goutte qui a fait déborder un verre déjà plein. Elle vient exacerber un sentiment d’injustice et de frustration déjà installé chez les Marocains depuis les premiers jours de l’entrée en application de la VAR.
Aucun Marocain ne peut oublier les injustices que notre sélection nationale a subies lors du Mondial de Russie, aussi bien contre le Portugal que contre l’Espagne, alors même que le Onze national n’a pas démérité et a produit une prestation de haut niveau, saluée et par le public et par les spécialistes internationaux du ballon rond.
La VAR a été la pierre d’achoppement sur laquelle a buté la rencontre avec le Portugal. L’arbitre a refusé de revenir à cette technique pour revoir le 2ème but égalisateur de la Roja, validé malgré une série d’anomalies visibles à l’oeil nu: Un ballon qui dépasse les limites du jeu non sifflé, un corner joué du mauvais côté et, cerise sur le gâteau, le soupçon d’une situation de hors-jeu, qui a donné lieu au fameux but égalisateur à la 92ème minute.
Les réclamations de l’équipe marocaine pour revenir à la VAR ont été sèchement déclinées par les arbitres. Les résultats de ces approximations étaient désastreux pour le Onze national: Une sortie dès le premier tour avec une amertume et une frustration telles que tous les Marocains ont fini par éprouver un blocage psychologique vis-à-vis de ce procédé censé installer plus de justice dans le football mondial.
Ce “traumatisme” a été exacerbé par le match aller de la finale de la Ligue africaine des champions, quand cette même VAR a privé le Wydad d’un penalty pourtant clair et d’un but jugé correct par plusieurs experts du football.
Un autre épisode illustrant le malentendu entre les Marocains et la VAR s’est déroulé en avril dernier, lorsque la Hassania d’Agadir en avait besoin pour valider son but contre le Zamalek d’Égypte, synonyme de qualification pour la demi-finale de la CAF. Jouant toujours l’arlésienne, la VAR a alors brillé par son absence.
C’est dire que les Marocains et la VAR, c’est une longue histoire de déceptions et de ratages. Espérons seulement que la capricieuse VAR ne se retournera pas, une nouvelle fois, contre nous lors de la CAN 2019 (Juin – juillet) en Égypte, où la sélection nationale portera haut et fort les espoirs légitimes de toute une Nation de foot assoiffée de titres et de sacres, continentaux et internationaux.

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